(...)Le participant le plus célèbre du XXIV festival Chaliapine a été le baryton de l’Opéra Allemand du Rhin Boris Statsenko. On dit qu’aujourd’hui sur le marché d’opéra mondial on ne connaît que seul Boris: Boris Statsenko. C’est pourquoi on ne se s’interroge pas à qui appartient l’agence d’opéra italienne “Luigi & Boris”.
- Cette agence appartient à moi et à la célèbre basse italienne Luigi Roni, - précise Statsenko. – Créée en 2005, elle a pour but de faire connaître aux mélomanes du monde entier les chanteurs italiens de haut niveau. Nous avons déjà fait venir les solistes du théâtre de la Scala dans ma ville natale de Tchéliabinsk. Pour assister aux performances et découvrir la culture d’interprétation italienne, les mélomanes et les chanteurs d’opéra de Perm et d’Ekaterinbourg ont fait le déplacement. Vous comprenez, le problème de plusieurs chanteurs d’opéra russe est qu’en chantant du Verdi, du Puccini, du Mascagni il ne possèdent pas de style d’interprétation. Il est impossible de l’acquérir en écoutant les enregistrements, il faut voir et écouter un chanteur “vivant”. J’ai moi-même considérablement changé mon style d’interprétation après avoir découvert les barytons mondiaux les plus célèbres dont Leo Nucci ou Renato Bruson...
- Après votre réalisation de Nabucco à côté de Bruson en 2003 les critiques vous ont nommé le meilleur baryton verdien d’Italie...
- Je peux vous dire que pour moi c’est évènement est aussi inoubliable que le titre du meilleur chanteur qui m’a été discerné au festival Chaliapine de Kazan en 1991.
J’ai chanté alors Figaro dans “Le Barbier de Séville”. A propos, cette fois le festival m’offert encore un cadeau inoubliable. Pendant mon interprétation de Nabucco, le maître Marco Boemi a cessé de diriger et a fait signe à l’orchestre de suivre le chanteur. Cela m’est arrivé la deuxième fois de ma vie.
La première fois c’était le maître Daniel Orain à Palerme quand je chantais “Troubadour”.
- Vous chantez sur les meilleures scènes des théâtres du monde entier, donc vous pouvez comparer les spectacles du festival Chaliapine aux autres évènements pareils.
- Oui, mais je peux évaluer seulement les spectacles du festival Chaliapine dans lesquels j’étais engagé. J’ai encore les impressions toutes fraîches de “Nabucco” donc c’est difficile pour moi de juger, mais en ce qui concerne
“Aïda” - c’est sans exagération le spectacle de niveau mondial.(...)