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La Traviata





Personnages
Histoire de la création
Sommaire

Personnages

Boris Statsenko réalise la partie de Germont

Violetta Valéry, soprano lyrique
Flora Bervoix, mezzo-soprano
Annina, mezzo-soprano ou soprano
Alfredo Germont, ténor
Giorgio Germont, son père, baryton
Gastone, vicomte de Letorières, ténor
Baron Douphol, baryton
Marquis d'Obigny, basse
Docteur Grenvil, basse
Giuseppe, serviteur de Violetta, ténor
Un domestique de Flora, basse
Un commissionnaire, basse
Amis de Violetta et Flora, matadors, picadors, tsiganes, masques et serviteurs, choeurs

Histoire de la création

Représentations
La première représentation eut lieu au théâtre La Fenice à Venise, le 6 mars 1853. L'opéra devait s'appeler "Amore e morte" (amour et mort) mais Verdi changea le titre pendant les répétitions (le mot "traviata" signifie, en italien, "la femme perdue ou "la dévoyée"). Contrairement au succès actuel, La Traviata connut un échec retentissant lors de sa création. Certains avancèrent la thèse des costumes des interprètes, jugés trop modernes, mais pour Verdi l'échec était imputable aux chanteurs (Verdi remania d'ailleurs la partition pour les autres représentations, et la seconde représentation fut nettement meilleure) et au fait que l'action avait été scéniquement transposée au xviiie siècle (et non au xixe siècle). Échec aussi dû en partie au choix du compositeur de prendre pour héroïne une femme et de surcroît, une courtisane. Fait nouveau pour l'époque, et la première fois dans l'histoire de l'opéra. Le choix de ce sujet pouvait heurter les sensibilités, au milieu du xixe siècle, dans une Italie profondément catholique.

Le Times titra à l'époque : « œuvre pleine d'obscénités, horrible et sale ». L'opéra fut rejoué le 6 mai 1854 au théâtre San Benedetto de Venise, où il remporta un succès total.

Le livret parut en France en 1862, et l'opéra fut joué à Paris en 1864. Une adaptation française parut en 18651.

La Traviata est aujourd'hui un des opéras les plus populaires du répertoire lyrique.

La réouverture du même théâtre, le 12 novembre 2004 après son incendie a accueilli une nouvelle production de La Traviata, mise en scène par Robert Carsen et comme chef d'orchestre Lorin Maazel.



Sommaire

L'action se passe à Paris au xixe siècle (c'est le seul opéra de Verdi dont l'action se situe à l'époque de la création).

Alfredo Germont, jeune homme de bonne famille, tombe éperdument amoureux d’une courtisane, Violetta, lors d’un dîner chez des amis communs. Par amour, Violetta délaisse totalement ses nombreux amants pour vivre une folle passion avec Alfredo, mais c’est sans compter sur le père moralisateur d’Alfredo, qui la persuade au nom de la conception bourgeoise de la moralité d'abandonner son fils. Violetta écrit alors une lettre de rupture à Alfredo sans expliquer les réelles raisons de leur séparation, rendant Alfredo fou furieux. La maladie dont elle était atteinte réapparaît, et c'est seule en compagnie de sa fidèle camériste que Violetta se meurt. Par une lettre de son père, Alfredo apprend qu’elle n’a jamais cessé de l’aimer et que le responsable de leur séparation n’est autre que son père. Furieux et repentant, il accourt auprès de Violetta, mais trop tard : rongée par la phtisie, Violetta meurt dans ses bras.

Violetta était déjà malade avant de tomber amoureuse d’Alfredo, mais ce n’est pas seulement sa maladie qui la fait souffrir. Elle est victime de la société bourgeoise et des principes qui la régissent. Elle va mourir, certes mais heureuse comme elle ne l’a jamais été avant, heureuse d’un amour retrouvé et enfin reconnu. C’est un des premiers livrets écrits jusqu’à présent où l’héroïne meurt à la fin. Par cet opéra, Verdi ouvre la porte aux futurs opéras de Puccini.

Ce qui est au cœur de l'œuvre, c'est le sacrifice de Violetta, sacrifice qu'elle accomplit pour satisfaire aux règles de la société bourgeoise de l'époque.

Le thème choisi ici est totalement en dehors des conventions habituelles de l'opéra romantique, dans lequel l'héroïne est conduite à la folie, au suicide ou bien encore à finir ses jours dans un couvent : ici, elle meurt de tuberculose.

Acte I
L'ouverture instaure le climat tragique et inexorable de la pièce. Le rideau se lève sur une chambre d'un hôtel parisien. Pour oublier sa maladie, Violetta Valery, une demi-mondaine, donne une fête. Tous ses amis sont réunis autour d'elle, y compris son amant en titre, le baron Douphol. Au cours de cette fête, Gaston lui présente un de ses amis, Alfredo Germont. Après que tous les invités, guidés par Alfredo, ont porté un toast (le fameux « Libiamo ne' lieti calici »), celui-ci déclare sa flamme à Violetta, qui lors d'un duo entre les deux protagonistes (le « un di, felice, eterea ») se laisse prendre au jeu de l'amour après y avoir renoncé…

Acte II
Tous deux vont s'installer à la campagne et partagent un bonheur parfait lorsque Alfredo apprend par Annina, la femme de chambre, que Violetta dilapide ses propres biens pour l'entretien du ménage. Il part alors à Paris honorer les dettes de Violetta.

Restée seule, Violetta reçoit la visite du père d'Alfredo, Giorgio Germont. Celui-ci lui reproche cette union qui déshonore sa famille. Il l'accuse de dilapider les biens d'Alfredo, elle lui tend une lettre lui prouvant le contraire. Il évoque alors sa fille, fiancée à un homme dont la famille refuse de consentir au mariage tant qu'Alfredo vivra avec Violetta. Il joue ainsi sur la corde sensible de Violetta, ajoutant que sa liaison avec Alfredo n'aura qu'un temps puisqu'elle ne pourra être bénie par le mariage. Il lui demande donc de renoncer à cette liaison. Cédant à ses supplications, Violetta écrit une lettre de rupture à Alfredo et part à la fête de Flora, son amie, à Paris.

Lors d'une réception donnée par Flora, Alfredo arrive seul ; Violetta, quant à elle, arrive au bras du Baron Douphol. Après une partie de jeu où il gagne, Alfredo appelle les invités et déclare qu'il veut, devant témoin, rembourser à Violetta l'argent qu'elle a dépensé pour lui. Il jette ses gains de jeu aux pieds de Violetta ; les invités sont scandalisés par son attitude, tout comme son père qui vient d'arriver et le lui fait savoir devant toute l'assistance.

Acte III
Violetta est gravement malade, et ses jours sont comptés... Elle est dans son appartement parisien, soignée par Aninna. Elle lit et relit la Lettre de Giorgio Germont, espoir de l'amour retrouvé. Germont avoue dans cette lettre qu'il a raconté toute la vérité à Alfredo et que ce dernier va venir la voir. Sept scènes où l'on assiste à l'agonie de Violetta. Visite du docteur Granville (scène II), le Carnaval dans les rues de Paris3 (scène III), la lettre de Giorgio et d'Alfredo, seule lueur d'espoir (scène IV), l'annonce de la venue d'Alfredo (scène V), l'amour retrouvé ( scène VI), puis Violetta annonce elle même la fin à Alfredo : « Si tu ne m'as pas sauvée par ton retour, nul au monde n'en aura le pouvoir ». Et elle meurt.



Musique



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 ©  Statsenko Boris

Statsenko Boris

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