Personnages
Boris Statsenko réalise la partie de Lanciotto Malatesta
Histoire de la création
Francesca da Rimini, fantaisie symphonique d’après Dante op. 32 en mi mineur, est un poème symphonique composé par Piotr Ilitch Tchaïkovski en moins de 3 semaines entre octobre et novembre 1876, pendant son séjour à Bayreuth.
Il s’agit de l’opus 32, pratiquement contemporain du Lac des cygnes et des Variations sur un thème rococo pour violoncelle.
Sommaire
La première représentation eut lieu à Moscou le 25 février/9 mars 1877 sous la direction de Nikolaï Rubinstein.
Francesca da Rimini fait partie de ses œuvres d’inspiration littéraire comme le ballet le Lac des cygnes ou Roméo et Juliette, où la présence d'une femme au sort malheureux en est l’héroïne.
Il est inspiré par l’ouvrage de Dante Alighieri, la Divine Comédie, où au cinquième chant, l’héroïne éponyme tombe amoureuse du frère de son mari : l’époux délaissé les surprend alors et les tue tous les deux. On peut retrouver dans la partition une certaine identification du musicien avec Francesca et son destin.
La partition de Francesca da Rimini est dédiée à son ancien élève Sergueï Taneiev et son exécution dure environ 25 minutes.
En 1893, l'Université de Cambridge décerna à Tchaïkovski le degré honorable de Doctor of Music. D'autres compositeurs furent honorés aussi, tels que Camille Saint-Saëns, Max Bruch et Arrigo Boito ; Edvard Grieg était invité aussi mais ne put venir à cause de problèmes de santé. À Cambridge, Tchaïkovski conduisit la première représentation en Grande-Bretagne de son poème symphonique Francesca da Rimini. Tchaïkovski écrivit plus tard que l'audience reçut la pièce avec tant d'enthousiasme qu'elle éclipsa complètement la musique de Saint-Saëns dans le même programme.
Saint-Saëns donna lui aussi une vive impression au sujet de la pièce :
« Bristling with difficulties, Tchaikovsky's Francesca da Rimini, which lacks neither pungent flavors nor fireworks, shrinks from no violence. In it the gentlest and most kindly of men has unleashed a fearful tempest, and has no more pity for his performers and listeners than Satan for the damned. But such was the talent and supreme skill that one takes pleasure in this damnation and torture. »
Karl Klindworth en fit un arrangement pour le piano à deux mains.
